Monday, March 10, 2025

 Longévité : briser le dilemme "équilibre" entre finances et besoins

 —— Soutenir la dignité des 44 millions de personnes âgées en perte d'autonomie


"Chaque mois, 5100 yuans de pension de retraite, après avoir payé 3000 yuans de frais de soins, il ne reste même plus de quoi manger." La fille de Wang, une femme de 78 ans à Shanghai handicapée par un accident vasculaire cérébral, exprime ainsi les difficultés rencontrées par les 44 millions de familles de personnes âgées en perte d'autonomie. Avec l'accélération du vieillissement, la population chinoise en perte d'autonomie devrait dépasser les 70 millions d'ici 2025. Connue sous le nom de "sixième assurance sociale", l'assurance longévité est la clé pour résoudre ce dilemme. Cependant, après neuf ans de projets pilotes, elle se trouve confrontée à une double pression : des "finances sous tension" et une "demande de services explosive". L'objectif initial de l'assurance longévité est de fournir un soutien financier pour les soins de la vie quotidienne et les soins médicaux des personnes âgées en perte d'autonomie. À la fin de 2024, 49 villes pilotes couvrent 1,8 milliard de personnes, avec 2,6 millions de bénéficiaires. Cependant, la réalité cache des préoccupations : actuellement, 70% des fonds dépendent des allocations de l'assurance maladie, 20% des subventions gouvernementales, et seulement 10% des cotisations individuelles. Ce modèle de "perfusion" met à rude épreuve les fonds de l'assurance maladie, avec une augmentation annuelle des dépenses de l'assurance longévité à Shanghai atteignant 25%. Le niveau de protection est insuffisant, aggravant la situation : le plafond mensuel de paiement de l'assurance longévité pour les personnes âgées en perte d'autonomie à Shanghai est de 780 à 1950 yuans, tandis que le coût moyen des établissements de soins est de 5500 yuans, ce qui conduit certains à "occuper des lits" dans les hôpitaux, monopolisant ainsi les ressources médicales. Parallèlement, la Chine ne compte que 500 000 auxiliaires de vie certifiés, avec un déficit de 24 millions selon un ratio de soins de 3:1. Dans les zones rurales, où 19,5% des personnes âgées sont en perte d'autonomie, peu de projets pilotes sont mis en place, exacerbant le déséquilibre entre zones urbaines et rurales.


Pour équilibrer finances et besoins, la restructuration du mécanisme de financement est cruciale. En s'inspirant de l'expérience japonaise de l'assurance obligatoire à partir de 40 ans, Shenzhen a lancé un projet pilote de "prélèvement sur compte d'assurance maladie", où les retraités cotisent environ 10,6 yuans par mois. À l'avenir, un modèle de répartition des coûts entre individus, entreprises et gouvernement, à hauteur de 0,4%, 0,4% et 0,2% respectivement, pourrait être mis en place. Parallèlement, il est nécessaire de dynamiser les transferts de fonds des comptes individuels d'assurance maladie et de mettre en place un mécanisme de solidarité familiale, par exemple en permettant aux enfants de cotiser pour leurs parents. Il est également important d'encourager les assurances commerciales à développer des produits combinant "assurance longévité" et "communautés de soins", comme le font déjà China Life et Ping An, couvrant plus de 68 millions de personnes et versant plus de 2,7 milliards de yuans de prestations. L'intégration technologique permet une utilisation plus efficace des fonds : à Nantong, le projet pilote "Internet+soins" utilise des matelas intelligents pour surveiller en temps réel les signes vitaux, augmentant l'efficacité des services de 30%. À Hangzhou, la plateforme "Zhejiang Long-term Care Online" permet de faire des demandes en ligne, avec une évaluation complétée en 25 jours ouvrables. L'uniformisation des normes nationales de classification de la perte d'autonomie (actuellement différentes entre Shanghai avec 6 niveaux et Qingdao avec 5 niveaux) et l'ajustement dynamique des services par l'IA peuvent éviter 18% de surconsommation de services. Le développement de l'écosystème des talents est également crucial : Shanghai a augmenté le salaire mensuel des auxiliaires de vie de 4000 à 6000 yuans, et Hangzhou a mis en place une "banque de temps" avec 120 000 heures de services volontaires. Le modèle japonais de "professionnalisation des auxiliaires de vie" est également une source d'inspiration.


L'assurance longévité n'est pas seulement une question économique, mais aussi une question de bien-être public. Lorsque Wang, 78 ans, utilise un matelas de soins intelligent, lorsque les personnes âgées en perte d'autonomie en milieu rural peuvent bénéficier de services à domicile, et lorsque "une personne en perte d'autonomie entraîne le déséquilibre de toute la famille" devient une chose du passé, cette réforme aura véritablement atteint son but. Les données montrent que les systèmes de surveillance intelligente peuvent réduire le taux d'erreurs de service de 60%, et que le modèle de financement tripartite "individus + entreprises + gouvernement" pourrait augmenter l'efficacité de la protection des personnes âgées de 35%. De l'assurance obligatoire à la technologie intelligente, de la restructuration financière à la prise de conscience collective, l'assurance longévité ouvre la voie à la dignité et à l'espoir pour chaque famille touchée par la perte d'autonomie.


Sources des données : Administration nationale de l'assurance maladie, Comité permanent de l'Assemblée populaire de Shenzhen, Bureau de l'assurance maladie de Hangzhou, China Taiping. Services complémentaires : soumettre une demande d'assurance longévité sur "Zhejiang Service", ou consulter Ping An et China Life pour des solutions commerciales sur mesure combinant "soins + communautés de soins".

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